Assises du Muscle 2026 : La parole aux experts
Cédric Moro
Pourquoi certains vieillissent mieux que d’autres ?
Cédric Moro part d’une question simple. Sa réponse tient en deux mots : capital musculaire. Et il explique comment on le construit, et surtout comment on évite de le perdre.
Bénédicte Chazaud
« La vie c’est le mouvement, il faut bouger. »
Bénédicte Chazaud dépasse le seul champ des maladies neuromusculaires pour montrer comment la myologie irrigue aujourd’hui la recherche sur le diabète, le cancer, la santé mentale et le vieillissement. Et pourquoi le muscle pourrait demain devenir un biomarqueur de référence dans de nombreuses pathologies.
Evelyne Labonté
Un bébé sur le ventre, un enfant qui court, un adolescent qui bouge : chaque étape compte.
Evelyne Labonté explique comment le capital musculaire se construit dès les premiers mois de vie, pourquoi le mouvement est aussi un apprentissage, et ce que parents et décideurs peuvent faire concrètement pour que les enfants grandissent en bougeant.
François Carré
Pourquoi notre société nous pousse-t-elle à bouger toujours moins ?
François Carré explique les conséquences de la sédentarité et appelle à un changement de paradigme impliquant l’école, l’entreprise, l’urbanisme et les familles pour remettre le mouvement au cœur de nos vies.
Fabien Gilot
« Je fais une heure et demie de sport par jour, et pour autant, je suis sédentaire »
Fabien Gilot bouscule les idées reçues sur l’activité physique : ce n’est pas l’intensité de l’effort qui compte, c’est la mobilité au quotidien. Et il explique pourquoi l’entreprise est un levier incontournable pour changer les habitudes.
Pierre-Yves Geoffard
« Aujourd’hui, on n’est plus payé pour faire un effort physique, c’est l’inverse. Les gens payent pour exercer un effort physique. »
Pierre-Yves Geoffard replace la sédentarité dans le temps long, interroge le renversement du gradient social de l’obésité et pose une question que les politiques publiques esquivent : combien coûte vraiment l’inaction, et pour qui ?
Fabrice Chrétien
Que faut-il faire concrètement pour que la santé musculaire devienne un vrai sujet de santé publique ?
Fabrice Chrétien détaille sa réponse : sensibiliser, former les soignants, agir à tous les âges. Et il nous parle de la future Fondation du Muscle.
Irène Margaritis
« Dire aux gens ce qu’il faut qu’ils fassent sans qu’ils aient le temps ou l’espace pour le faire, ça crée une forme de dissonance cognitive. »
Irène Margaritis, professeure de physiologie, adjointe au directeur d’évaluation des risques à l’ANSES, le dit clairement : bouger ne peut pas rester une injonction individuelle. Elle pointe un paradoxe français : on valorise les apprentissages théoriques au détriment des compétences physiques, et les moins de 44 ans sont aujourd’hui plus sédentaires que leurs aînés. Un changement de mode de vie qui doit se construit dès l’enfance.
Marc Domin
« Il faut redonner le goût de l’effort et l’envie aux élèves de se dépasser pour leur plaisir et leur bien-être. »
Marc Domin, professeur d’EPS, établissement scolaire Albert de Mun, Nogent-sur-Marne, pointe la décrue du temps consacré à l’activité physique à l’école : 4 heures d’EPS en 6e, 2 heures au lycée. C’est précisément au moment où les élèves décrochent du sport qu’on réduit le temps qu’on leur y consacre. Il plaide pour un changement et raconte comment l’association sportive peut faire la différence.
Karine Couturier
« Est-ce que c’est possible de faire des champions dans le ventre des mères ? »
Karine Couturier, enseignante chercheuse en physiologie de l’exercice, Laboratoire de Bioénergétique Fondamentale et Appliquée, Université Grenoble Alpes, explore une question fascinante : l’activité physique d’une mère pendant la grossesse et la lactation peut-elle influencer durablement la santé musculaire de son enfant ? Ses travaux de recherche suggèrent que oui.
Claire Colas
« L’activité physique adaptée, c’est proposer de l’activité physique aux personnes qui ne sont pas ou plus capables de pratiquer dans des conditions habituelles. »
Claire Colas, enseignante en Activité Physique Adaptée, Service de Physiologie Clinique et de l’Exercice, CHU de Saint-Étienne, présente une discipline encore méconnue, qui vise un objectif de santé, et non de performance, et en pointe son frein principal : le financement avec le sport sur ordonnance non remboursé par l’Assurance maladie. Elle raconte aussi comment l’activité physique adaptée a permis à une patiente atteinte de fibromyalgie de reprendre le travail à 100 % et d’entreprendre un voyage au Japon.
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